TDAH…
13 janvier 2009
J’ai longtemps hésité avant d’en parler… Très longtemps…
Je ne sais pas si c’est vraiment l’endroit idéal, mais je me dis que si ça peut n’aider un jour qu’une seule personne, alors ça aura été utile.
Et puis peut-être que certaines personnes de mon entourage comprendront mieux…
Attention billet de 654 mots. Je dis ça je dis rien…mais va chercher ton café avant…
Ca a commencé vers l’age de 6 mois : des colères de bébé, d’un bébé qui se jette en arrière quand il n’obtient pas satisfaction.
A la crèche, il a un an, c’est un petit turbulent, qui ne fait jamais la sieste, qui empêche de dormir les autres, qui est un peu bagarreur(autant qu’on peut l’être à cet age…). On me propose de rencontrer le psychologue de la crèche… Plusieurs entretiens qui ne changent absolument rien au comportement de mon fils.
A la maison, il escalade le lit à barreau et tombe, plusieurs fois, on finit aux urgences à chaque fois. Rien de grave heureusement, mais les journées sont épuisantes.
Il a 18 mois et la crèche me dit qu’elle n’arrive plus à le gérer, qu’il faut que je trouve au autre mode de garde, qu’eux n’en veulent plus…
Je pleure.
On déménage.
Nouvelle crèche. je ne dis rien des problèmes précédents, pour voir…
A la maison, il est très agité, toujours en mouvement, il escalade, grimpe partout, hurle dès qu’on lui refuse quelque chose.
Je continue à rencontrer des psychologues pour essayer de comprendre, c’est mon premier enfant, peut-être qu’il y a quelque chose que je fais mal, ou pas assez…
A chaque fois le psy est culpabilisant, mère trop présente, père trop sévère, des clichés qu’on me ressert encore et encore. Qui me font culbabiliser à mort : je suis une mauvaise mère qui ne s’occupe pas correctement de son enfant.
Il grandit, entre à l’école.
Toujours les mêmes problèmes, je suis régulièrement convoquée par la maîtresse.
Tous les soirs, quand il est couché, je pleure, je me désespère…
Une petite soeur est arrivée.
Les psy lui collent aussi la responsabilité…
Il a 5 ans, son comportement perturbe sa scolarité et celle des autres enfants. Il n’a presque aucun copain, et fait encore plus “le con” pour attirer l’attention. (enfin c’est ce qu’on m’explique).
Je ne comprends pas ce que j’ai fait, pas fait, mal fait pour que mon enfant se comporte comme ça.
Je cherche, je continue à consulter des psychologues, des pedopsychiatres pour essayer de comprendre, de le comprendre, de l’aider.
J’en verrais 14 en 6 ans…
Tous me culpabilisent, aucun ne me donne de réponse.
Tous m’enfoncent, aucun ne m’aide.
Il entre au CP un jeudi de septembre.
Le mardi suivant la maîtresse demande à me voir : mon fils est ingèrable, il ne pourra pas rester dans cette école dans ces conditions…
Et puis je tombe sur une émission en deuxième partie de soirée sur les enfants atteints du TDAH : Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité.
Les situations montrées ressemblent beaucoup à la notre. Je tente ma chance auprès d’un service de pédopsy spécialisé dans ce trouble.
Après plusieurs examens, tests divers, le médecin m’annonce que je n’y suis pour rien, que je ne suis pas une mauvaise mère, que mon fils est atteint de ce trouble, et qu’elle va nous aider à le gérer.
Je pleure mais de joie, cette fois.
Enfin, on va m’aider.
Un suivi est mis en place, avec un traitement.
Un miracle.
Sa scolarité s’améliore, il se sociabilise. A la maison aussi, c’est le jour et la nuit.
On revit, on travaille ensemble pour s’améliorer encore.
Aujourd’hui, il va avoir 12 ans. On a vraiment progressé, même s’il y a encore des difficultés, on progresse de jour en jour.
Et je veux croire que ça sera de mieux en mieux.
Alors non l’adolescence ne me fait pas peur.
Parce qu’avec tout ce que j’ai déjà traversé, je n’ai plus peur et je ne doute plus de moi.
Je fais ce qu’il me semble le mieux et je saurais gérer ça aussi…
En tout cas, je veux y croire.

13 janvier 2009 à 10:42
Sais-tu d’où vient cette maladie ? Je trouve courageux que tu aies supporté tout cela et pu le surmonter. Mais c’est incroyable que personne n’ai pensé à une maladie au début !
13 janvier 2009 à 10:44
J’aime ton blog depuis un moment déjà mais ce message, ce matin, est celui qui me touche le plus…
J’ai un garçon de 10 ans et il a également un trouble déficitaire de l’attention mais sans hyperactivité. Je n’ai jamais eu de problèmes avant sa scolarisation vu que c’était un enfant très calme et super cool….Par contre dès la maternelle, les soucis ont commencé, psy, rendez vous en tout genre, on m’a aussi fait culpabiliser, j’ai entendu des maitresses me dire que mon fils était attardé juste parce qu’il n’arrivait pas à se concentrer assez pour assimiler les cours…3 années à vivre dans le stress, l’angoisse et la culpabilité….Et puis j’ai eu la chance que la neurologue qui suivait mon garçon (épileptique léger…..D’où en plus les préjugés à la con qui persistent encore à notre époque) écoute ce que je lui disais et elle m’a proposé des test. Le diagnostic a été posé, un traitement mis en place également et depuis, malgré le fait qu’on doive suivre les devoirs de très très prés (je hais les devoirs peut être encore plus que lui!) il progresse à son rythme et il arrive même a obtenir des résultats satisfaisants…
Culpabiliser les mère c’est vraiment la chose la plus facile à faire. Mais aujourd’hui, j’apprends à me faire confiance, à faire confiance à mon fils et à croire que tout ira bien.
Merci pour en avoir parlé, tu vois ce message n’était pas inutile….Ce n’est pas rien de savoir que nous ne sommes pas seules.
Merci à toi!
Bonne journée
13 janvier 2009 à 10:54
Très très très touchant ton billet..
Ma grande a 6 ans, ça fait uniquement 3 ans qu’elle parle. De 0 à 3 elle ne parlait pas, ou alors dans son langage. Elle était à part à l’école, on me dsait qu’elle était autiste. On a essayé le pedo psy, margot hurlait, on a arrêté elle ne nous convenait pas. L’année de petite sextion se finit, la moyenne commence, et là j’essaye le Rased, et ils m’envoient chez l’orthophoniste. On a eu la chance en plus d’avoir cette année là une maîtresse adorable qui a bien sû gerer Margot. Maintenant elle est au CP, et travaille très bien, et parle hyper bien, grâce aux deux séances d’orthophoniste par semaines.
13 janvier 2009 à 10:54
Bravo pour ton courage et ta ténacité et bravo surtout d’en parler dans ton blog……….bisous
13 janvier 2009 à 10:55
Véro : en fait c’est une hormone au niveau du cerveau qui circule mal et qui le déficit d’attention. Et oui encore aujourd’hui je suis sidérée que personne ne m’en ait jamais parlé avant!
Misscouettes : ton comm m’a fait pleurer, pour moi aussi c’est important de savoir que je ne suis pas seule. Je crois vraiment que le plus dur est derrière nous maintenant.Bon courage à vous deux, bises.
Olivia (à Paris): ton histoire est dingue aussi, ça semble tellement fou qu’on t’ait parlé d’autisme avant d’essayer autre chose… Ta persévérance a porté ses fruits, c’est juste dommage qu’il faille en passer par là…
Mrs zaza :merci à toi de ton soutien, bisous.
13 janvier 2009 à 11:17
Déjà quand je te lis, je me dis que t’as été très courageuse d’en faire un deuxième. Parce qu’ayant une pile électrique de 2 ans à la maison… j’imagine à quel point ça a dû être hyper dur à vivre au quotidien. Les médecins qui t’ont culpabilisé pour ça sont juste de vrais cons.
Je me pose parfois la question pour mon fils… parce qu’il est TRES actif. Mais en même temps, il a aussi des moments calmes, calins, et il se concentre bien sur ses DVD ! haha (non sur les bouquins aussi).
Mais je l’élève moi-même (pas de crèche) à la campagne (où la liberté est quand même plus importante) et je redoute pas mal son entrée en maternelle… est-ce qu’il va être gérable ? On verra bien.
En tous cas félicitations pour tout ce parcours et je suis ahurie de voir tous les spécialistes que tu as vu et qui n’ont jamais rien diagnostiqué ! Merci la télé !
TRès bonne suite à toi et à ton fils. Comme tu dis, le meilleur reste à venir maintenant !
13 janvier 2009 à 11:31
Ce que je trouve incroyable et dans ton histoire et dans le commentaire de misscouettes c’est ce sentiment horrible que vous avez d’être seules !
Est-ce un mal aussi rare qu’aucun psy n’ait détecté la source du “problème” plus tôt ?
C’est quand même hallucinant que tu aies pu mettre des mots sur les maux de ton fils en regardant une émission de tv après tous les toubibs que vous aviez consulté !!!
13 janvier 2009 à 12:07
Ton billet est très émouvant j’en ai les larmes aux yeux (au travail bien sûr !). Je n’ai pas d’enfant alors je ne peux pas vraiment te donner de conseil ou comparer malheureusement. Tu as dû vivre l’enfer. Ca m’a lair tellement dur d’élever un enfant même s’il y a des compensations. En tous les cas je trouve que ta ténacité à vouloir trouver une solution prouve bien que tu es une bonne mère
13 janvier 2009 à 12:22
Hé bien, quel parcours du combattant, et que de souffrances de part et d’autre avant de poser un diagnostic. C’est vraiment inimaginable !! Bravo à toi de ne pas avoir baissé les bras… tu as eu raison d’écrire ce billet. Gros bisous à tous les 2 !
13 janvier 2009 à 12:30
Ali : quand j’ai annoncé que j’étais enceinte, mon entourage m’a dit que j’étais folle de faire un deuxième, vu les problèmes que j’avais à gérer… mais avec le recul, je ne regrette pas. Pour ton fils ne t’inquiètes pas, à l’entrée à l’école tu en sauras plus et il sera toujours temps de te tourner vers une aide si besoin. Beaucoup d’enfant sont très actifs, mais le manque de concentration des enfants TDAH est vraiment très marqué.
Bon courage et oui pour une fois merci la télé
Manou : hallucinant! Aucun de ceux que j’ai consulté n’a jamais évoqué ce trouble, un truc de dingue!
Laure : merci pour ton comm, ça me fait vraiment plaisir (moi aussi j’ai les larmes aux yeux)
Shalima : merci de ton soutien, et puis qui sait ça peut peut-être être utile à quelqu’un…
13 janvier 2009 à 12:35
Beau billet de 654 mots ! Je me suis accrochée et je ne le regrette pas
Biz à toute ta petite famille
13 janvier 2009 à 13:18
courage
je n imagine meme pas comment ca a du etre dur pour toi et ta famille…
13 janvier 2009 à 13:27
C’est triste de voir qu’il y ait tant de “mauvais” médecins ! J’ai mon cousin qui a le même problème et depuis qu’il est sous traitement, il est beaucoup mieux, on le sent plus heureux !
Tant mieux que ça aille mieux pour lui et pour toi, bon courage pour la suite
13 janvier 2009 à 13:31
Quel courage, mais en même temps a-t-on vraiment le choix? Devant le fait accompli, quand la bataille est inévitable, il FAUT se battre.
Et tu as gagné cette bataille malgré tous ces professionnels qui t’ont enfoncés. C’est vraiment des nazes.
Bravo en tout cas!
13 janvier 2009 à 13:39
Fab : merci de m’avoir lue jusqu’au bout
des bises.
mlle quincampoix : oui ça a été dur, mais le plus dur est passé, pfiou!
JS : mon fils aussi est plus heureux depuisqu’il est sous traitement! Merci de ton comm et de tes encouragments
Camille-fraise : tu as tout-à-fait raison, laisser tomber n’était pas une option pour moi, mais je comprends que certains parents renoncent…
13 janvier 2009 à 13:52
Comme quoi la télé ça sert pas à rien.
J’espère que c’était pas Delarue … non je dis ça parce que Delarue c’est pas un TDAH qu’il a… c’est autre chose, même si on dirait. Donc rassure toi, ton fils ne terminera pas comme Delarue.
Non je sers à rien je sais.
13 janvier 2009 à 14:45
Si t’es une mauvaise mère, je suis forte en maths…
Courage poupinette
13 janvier 2009 à 15:01
Très joli billet !
et cela me rappelle un problème que j’ai rencontré avec ma cadette. C’est un enfant différent et j’ai du me battre contre l’éducation Nationale !
Bref dur dur d’être une maman..par moment !
13 janvier 2009 à 15:02
je me suis pris de passion pour ce blog depuis quelques temps déjà. Je le trouvais rigolo, plein de bonne humeur, mais jamais superficiel, le propos léger toujours de bon ton.
Et puis ce post frappe comme un coup de poing, je ne me trouve plus devant les états d’âme d’une sympathique fan de chaussure, mais face aux doutes et à la douleur d’une mère.
je trouve ce témoignage poignant, d’autant qu’en tant que fils, à mes yeux, il n’y a rien de plus triste qu’une maman qui pleure.
Bon courage pour la suite, il n’y a pas de raison que ca marche pas
13 janvier 2009 à 16:00
Fanny : ah mais merci Jean-Luc quoi! Jean-Luc je t’aime toussa, toussa (pourvu qu’il finisse pas comme lui)
aZZed : merci ma bichette (rassure-moi t’es toujours nulle en maths hein?)
AmeliMelo : ah oui comme tu dis, c’est loin d’être de tout repos!
victor : c’est pour ça que j’ai hésité à le publier… mais au final je ne regrette pas. Merci beaucoup pour ton comm, il me va droit au coeur, sincèrement.
13 janvier 2009 à 16:27
Quel courage ! Bravo =)
Ce post me touche beaucoup et j’espère que cette situation continura de s’améliorer !
13 janvier 2009 à 16:51
Je n’ai pas (encore) d’enfant. Mais j’essaye d’imaginer ta douleur. Ta culpabilité. Alors que tu y es pour rien!
Je suis sincérement contente si tu as pû mettre un nom sur la situation!
Et surtout, si j’écris ce com’ c’est pour te dire “Bravo”… pour ton post… pour tout!
En tout cas, ce post me touche réelement!
Bon courage pour la suite!!
Groooos bec!
13 janvier 2009 à 17:12
ah ben voilà, mon mascara commence à mouiller ….
très belle note, qui reflète très bien ton courage
des bises
13 janvier 2009 à 18:06
Le mal du siècle chez nos enfants, l’hyper activité, les problèmes de concentration et la culture du résultat et de l’uniformité.
J’imagine combien tu as du te sentir coupable, qu’ai je mal fait ? quelles erreurs ai je commis ?
n’ai je pas manqué de temps avec lui ?
Oui, j’imagine trop bien toutes ces questions.
il te faudra sans doute encore beaucoup de courage, de patience et quelque part, d’abnégation et j’espère sincèrement que tu verras un jour ton fils, heureux et équilibré, démontrer que ce n’était pas définitif.
Ton article est intime et tu nous fais là un bien beau cadeau de nous livrer ainsi ces doutes, ces peurs, et cette colère, légitime.
Un post émouvant, et très sensible.
13 janvier 2009 à 18:06
merdalors, j’ai pas écrit de connerie du coup.
tu vas croire que je suis malade…
13 janvier 2009 à 19:00
Fourrage au chocolat : je l’espère aussi, merci à toi
Nancy : merci beaucoup, moi aussi je t’envoie de gros becs parisiens!
MH : merci. vraiment. bisous.
Dom : t’es malade??? MDR! Merci ma belle, merci beaucoup. J’espère aussi qu’un jour je regarderai derrière moi et je serai fière.
13 janvier 2009 à 19:52
Un billet si touchant….que je pleure comme une conne derrière mon écran….
C’est dégueulasse de nous culpabiliser nous les mamans … quand nos enfants sont “différents”.
Moi je dis que ton garçon il a de la chance d’avoir une Maman Sardine…
na !
13 janvier 2009 à 19:54
Et F*** les psys malfaisants et les pédagos à deux balles….
13 janvier 2009 à 20:10
hello,
Je lis ton blog chaque jour!
Je suis licenciée en psychologie. Auparavant on n’arrivait pas a donner un nom à ce déficit maintenant qu’on peut des crétins de psy continuent à culpabiliser les parents… Des médocs sont mis a dispositions pour aider l’enfant et la famille. C’est épuisant d’avoir un gamin comme cela malgrés tout l’amour qu’on lui porte bien souvent la situation semble ingérable.
Il faut s’estimer heureux qu’un nom ait enfin pu etre mis sur ce trouble car certains adultes en souffrent encore faute d’avoir été diagnostiqué à temps.
Bon courage a toi, finalement cette connerie de télé sert de temps en temps meme si pour ma part ces reportages semblent relever plus du montrage de betes curieuses proche du ciRQUE.
13 janvier 2009 à 20:47
Et tu fais bien de le croire car rien qu’en t’entendant parler de tes enfants, je sais que tu es une bonne mère.
Et je ne peux, hélas, que partager toutes ces douleurs dues à des discours de médecins passant à côté de la vérité. Je ne sais que trop le mal que cela fait à la mère concernée. Et au reste de la famille aussi,qui en subit les conséquences par ricochet.
bises m’am sardine
13 janvier 2009 à 22:18
bah rien. Bises. ils en ont de la chance tes gamins d’avoir une maman comme toi.
13 janvier 2009 à 22:43
Merci de la part d’une maman, te lire relate la constatation de la difficulté de la tache !!
Satanée société de morale où tout le monde sait tout et comment faire mieux que les autres mais personne ne se met vraiment à la place de l’autre !!
Bisous
13 janvier 2009 à 22:44
je ne peux que te dire mon admiration.
Vraiment.
Et je te souhaite vraiment que ça finisse par aller très très bien!
14 janvier 2009 à 1:56
Cecile josette : oui je trouve ça dégueulasse aussi et trop facile. Merci pour ton com
Lunaluna : effectivement j’ai eu l’occasion de rencontrer de jeunes adultes qui n’ont pas eu la chance d’être traités, et c’est réellement désastreux… Pour les émissions qui traitent de ce trouble, c’est vrai que l’angle abordé est plutôt voyeur avec des cas extrêmes mais là en l’occurrence, merci la télé…
Balivernes : merci de ton com bichette, il me touche beaucoup… bises Cha.
oopsy : bah merci, ça me fait très plaisir (bah atta pendant 6 ans on m’a dit mauvaise mère, alors là, je suis toute émue…)
Fafette : oui quand on rentre pas direct dans le moule, c’est complqué…
Camille : Merci, je suis flattée (et émue)
14 janvier 2009 à 14:31
je découvre ton blog et je commence par ce billet! bravo de la façon dont tu parles de cette expérience! je suis instit et je peux comprendre ton désaroia avant de pouvoir pointer le doigt sur le pourquoi du comment! et gros bisous au grand en question!
19 janvier 2009 à 2:24
C’est tres touchant ton histoire, mais c’est inquietant de voir combien de fois tu t’es retrouvee face a un mur en essayant de soigner ton fils! Bon courage a vous deux!
23 avril 2009 à 19:08
Bien chère Sardine,
Même parcours que le vôtre, sauf que mon fils, lui, n’est pas hyperactif mais “seulement” atteint de troubles de l’attention massifs (donc jamais eu de problème la nuit, ni avec les nounous, les soucis ont commencé avec l’école, mise à l’écart par les autres, extrême lenteur, n’écoutait aucune consigne. A la maison, pareil, un enfant tout le temps ailleurs, il fallait répéter les choses 20 fois, bref, je résume je résume). Comme vous, 10 “spécialistes” de l’enfance consultés en 5 ans, des psys culpabilisants, une psychothérapie pour mon fils, très coûteuse et totalement inutile. Au bout du compte, lorsque mon petit gars était en début de CM1 et après un CE2 de cauchemar (harcèlement moral par son enseignant, harcèlement physique par les plus grands, toutes choses tues par mon fils et découvertes par moi tardivement), j’ai passé une nuit presque blanche sur internet (je n’ai pas la télé!) à essayer de comprendre enfin, ENFIN, pourquoi mon fils est “différent” (difficultés scolaires et sociales, pas de copains à l’école, jamais invité aux anniv. Les parents d’enfants TDA/H connaissent ça par coeur !). Je tombe sur le lien qui le fait, mon coeur fait boum, je surfe, je surfe, je lis tout ce qui me tombe sous la souris, bon sang mais c’est bien sûr, j’en frissonne (et je frissonne encore, 18 mois après, en écrivant. Je n’oublierai jamais de ma vie cet “Eureka j’ai trouvé” que tout mon corps a hurlé dans le silence assourdissant de cette nuit d’octobre 2007 !). Je trouve, toujours sur internet, le bon psychiatre, spécialisé dans les TDA, à 120 km de chez moi, il me donne tout de suite le diagnostic (je ne lui avais pas fait part de mon idée, paniquée à l’idée de vouloir lui “imposer” mon hypothèse et de me faire rembarrer !) et il propose un traitement, devant l’urgence, j’accepte. Dix-huit mois plus tard, fils métamorphosé, devenu un des premiers de sa classe. Et, tout dernièrement, l’ultime chaînon manquant : on me conseille de lui faire passer, sous médicament, un test psychométrique (je passe les détails du pourquoi). Résultat, il est précoce, précocité masquée par ses troubles attentionnels très importants. Je lui avais pourtant fait passer un test de Qi en CE1, car j’avais trouvé que certains de ses comportements évoquaient la précocité (pour ceux qui sont concernés, lisez des descriptifs d’enfants précoces et des descriptifs d’enfants TDA, vous verrez que la différence entre les deux n’est pas facile à établir pour les non-spécialistes ! Et c’est pour cela que je fais état de la précocité de mon fils, ça peut en aider certains : oui, on peut avoir un enfant à la fois précoce et hyperactif, et c’est important de le savoir, pour pouvoir l’aider le mieux possible). La neuropsychologue consultée il y a 3 ans, censée être très compétente, est passée à côté des deux troubles : qi élevé et TDA/H (car qu’on ne s’y trompe pas, la précocité n’est pas forcément un cadeau et le grand spécialiste, le Dr Revol, considère qu’elle fait partie des troubles de l’apprentissage, voir son excellent livre L’échec scolaire, ça se soigne, déjà paru en format de poche !).
Voilà, Sardine, j’aurais pu écrire votre billet qui m’a profondément touchée, presque dans les memes termes ! mon fils va entrer en 6e l’an prochain et tout comme vous, j’ai confiance en l’avenir, même si le médicament ne soigne pas, hélas, et que beaucoup reste encore à faire, même si l’adolescence, nous le savons toutes deux, sera pour nos enfants à haut risque, davantage que pour des enfants “normaux”.
Sur le fait que les psy ne vous aient rien dit : l’école psy française REFUSE l’existence de l’hyperactivité, une invention de ces diables d’Américains, soucieux de vendre leur sulfureux méthylphénidate pour s’en mettre plein les fouilles. Des gens horribles, qui osent contester l’efficacité de la psychanalyse et prétendent être plus efficaces avec des thérapies cognitivo-comportementalistes ! vous vous rendez compte ?
Voilà, un petit témoignage, brut de décoffrage ! et j’ai assisté à des réunions de parents d’enfants TDA : des témoignages comme celui-ci, il y en aurait à la pelle !
Bien “fraternellement” !
Eurydice
28 avril 2009 à 18:45
bonjour,
je suis maman de 4 enfants agés de 2 à 9 ans. Ma grande a été diagnostiquée Tdah l’année dernière. Les 3 grands sont dyslexiques visuels et à priori, ils seraient précoces (test à faire après stabilisation de la vision et sous ritaline pour la grande).et mon fils ainé serait peut-être tdah également (je dois voir le neuropédiatre en juillet).
J’ai été très émue par vos histoires, ayant eu un peu le même parcours du combattant.
Ma grande n’a plus aucun trouble scolaire sous ritaline (elle passe de 8 à 17 de moyenne!) mais par contre, elle n’est pas intégrée dans sa classe. Mon fils ainé également, il est même le bouc émissaire d’un petit garçon et s’isole totalement. je ne sais pas comment les aider pour qu’ils soient heureux, car les bonnes notes ne sont pas tout….
merci de me donner un peu d’espoir…
30 avril 2009 à 16:13
Bonjour Sandra,
Je suis tombée sur ce blog tout à fait par hasard et j’ai écrit mon témoignage comme ça, en me disant après coup que ce n’était pas le lieu et que Mlle Sardine allait m’en vouloir ! A vous lire, je pense que vous devriez plutôt aller sur des sites spécialisés TDAH, précocité et dyslexie, il y en a plusieurs. J’ai adhéré à l’association hyperSupers (site : http://www.thada-france.org). Selon les régions, les bénévoles sont plus ou moins dynamiques, mais en tout cas, ils organisent parfois des tables rondes et des rencontres entre parents ou entre parents et enseignants, et ça fait beaucoup de bien de ne pas se sentir isolée, et de voir que finalement, d’autres vivent les mêmes histoires. Mon fils aîné aussi a du mal à s’intégrer dans la classe, même si, après un CE2 épouvantable, les choses vont beaucoup mieux. Il est difficile de vous conseiller, car je ne suis qu’une maman ! toutefois, je sais que mon fils tire beaucoup de bénéfice de son travail avec une psychothérapeute cognitivo-comportementaliste, qui est d’une extrême bienveillance à son égard. Elle est toujours enthousiaste devant ce qu’il fait, elle est toujours dans la félicitation et l’encouragement. Par ailleurs, lorsqu’il a une difficulté, par exemple avec sa meilleure (ou plutôt unique) copine de classe (comme par hasard, elle aussi TDAH, c’est moi qui l’ai “repérée”, et sa mère me voue une reconnaissance éternelle !), qui a un sale caractère et le fait souvent tourner en bourrique, eh bien, sa psy l’aide à y voir plus clair, de façon à se faire respecter par cette petite fille qui le “bouc-émissairise” dès qu’elle a un problème ! Par ailleurs, cette femme, qui connaît l’hyperactivité et les troubles de l’apprentissage sur le bout des doigts, me donne beaucoup de conseils lorsque je me trouve face à une difficulté particulière, elle fait, en somme, un peu de “coaching parental”, même si je n’aime pas ce mot.
Malheureusement, les enfants dits “normaux” sentent tout de suite la différence ! Pendant les vacances, mon fils ne prend pas de ritaline, et je suis intervenue car un petit garçon de 5 ans le traitait de “bête” et arrivait à le faire pleurer ! Mais on ne peut pas tout le temps intervenir, à l’école notamment ! je pense qu’il faut que vous expliquiez à vos enfants qu’ils sont différents. Je vous conseille un petit livre pour enfants appelé “mon cerveau a besoin de lunettes” (je l’ai acheté sur internet), lorsque je l’ai lu à mon fils, il avait les yeux qui lui sortaient de la tête, il me disait : “mais c’est moi, maman, c’est mon histoire !” Je lui dis souvent qu’il est très intelligent et que son intelligence va lui servir à contourner son handicap mais qu’il faut qu’il soit patient car ce sera long. Et qu’il faut qu’il ait confiance en moi, qu’il ne perde jamais sa confiance en moi, que je l’aime et que lui et son frère sont les plus géniaux enfants du monde.
Enfin, j’ai remarqué que comme par hasard, il est attiré par des enfants qui ne sont pas forcément reconnus thada ou précoces mais qui lui ressemblent d’une manière ou d’une autre. C’est tout l’intérêt, pour vous, d’essayer de rencontrer des parents dans le même cas que vous : si vos enfants, en dehors de l’école, parviennent à établir le contact avec d’autres, et tant pis si ce sont aussi des enfants thada, cela leur fera beaucoup de bien. Voilà, ce ne sont que quelques idées. Il faut garder courage, la psy me dit souvent que les lobes préfrontaux de mon fils vont maturer, mais que ce sera plus long que chez un enfant ordinaire et qu’il faut de la patience, de l’amour, de la bienveillance tout le temps. C’est difficile, on est confronté à l’incompréhension, à la “goguenardise”, si je puis me permettre ce néologisme. Les enseignants n’y comprennent rien et j’ai renoncé à essayer d’obtenir que l’on prenne en compte les spécificités de mon fils, surtout depuis que, sous ritaline, il “se fond dans la masse” comme me l’a dit fort élégamment son instit, et est, lui aussi, devenu, tout comme votre fille, un élève brillant. IL se fond dans la masse, donc il est inutile de lui répéter les consignes, inutile de l’autoriser à utiliser ses tables de multiplication, il n’a qu’à être moins paresseux et les apprendre, puisque par ailleurs, il lui suffit de lire une fois un poème pour le retenir! non ?
Je m’égare, je m’égare.
Vraiment, rapprochez vous des associations, il y en a aussi pour les troubles en dys, notamment Coridys, je crois, avec aussi forums, colloques, rencontres, etc.
Bon courage !
Et merci à Sardine, désolée d’utiliser ce blog comme un miniforum !
30 avril 2009 à 22:10
Sandra et mitou : vos témoignages m’ont énormément touchées. C’est tellement important de le dire et d’en parler, de se rendre compte qu’on n’est pas seule et d’échanger sur le sujet. Pour ma part j’ai fait partie d’un groupe de parents TDAH, avec des réunions autour d’un pédopsy spécialisé dans ce trouble. Ca m’a beaucoup aidé. Déjà à se sentir moins seule car nous partageons tous le même quotidien difficile, à essayer de comprendre et de répondre de façon adaptée au comportement de nos enfants.
Mon fils est suivi à Robert Debré à Paris, ils ont service spécialisé et font un travail formidable!
Notre situation s’est beaucoup améliorée, grace au médicament mais aussi au groupe de parole des parents et au suivi de groupe de mon fils. Il y a encore des moments difficiles, où il a du mal à se contrôler mais ils sont de moins en moins nombreux.
Courage Sandra et Mitou a raison, c’est important de se rapprocher d’autres familles dans la même situation, ça fait du bien au moral!
N’hésitez pas en tout cas à revenir me donner des nouvelles, à bientôt!
13 mai 2009 à 15:35
Merci pour vos réponses et votre soutien.
Je me suis rapprochée des associations (pour enfants tdah et enfants précoces)mais il n’y a pas de groupe de paroles près de chez moi… je vais donc me rapprocher des forums spécialisés afin de ne pas envahir le blog de sandrine!connaissez-vous des forums où l’on parle d’enfants tdah et précoces, car je pense que la combinaison des deux est assez spécifiques (l’un cachant l’autre).
Sandrine, je me suis bien amusée à parcourir ton blog … merci encore
13 mai 2009 à 22:49
Bonsoir Sandra,
Ce que tu peux peut-être faire, c’est quand même adhérer à l’ANPEIP ou à l’AFEP. En effet, même s’il n’y a pas de groupes de paroles dans ton coin, tu peux, lorsque tu es adhérent, échanger sur le forum privé de parents de ta région (c’est le cas pour l’ANPEIP par chez moi, je n’ai pas encore adhéré mais je pense que je vais le faire) : après, si le courant passe, tu peux organiser toi-même tes recontres ! déjà, rien que d’avoir quelques correspondantes par mail, c’est très réconfortant.
Sur la combi TDA/H + précocité, effectivement, c’est étrange, car je pense que c’est beaucoup plus répandu qu’on ne le croit, or la littérature spécialisée l’évoque peu, j’ai l’impression qu’il y a d’un côté ceux qui s’intéressent aux TDA/H, de l’autre, ceux qui s’intéressent aux précoces, mais fort peu de gens qui s’intéressent aux deux trucs à la fois (et on peut en dire autant pour d’autres troubles : trouble bipolaire, syndrome d’Asperger, TOCS, dyslexie et autres troubles en dys, troubles envahissants du développement : dans tous ces troubles et syndromes, on retrouve, omniprésents, les TDA/H en comorbidité associée, et je n’arrive pas à comprendre pourquoi il n’y a pas plus de lien entre les chercheurs travaillant sur ces différents domaines, mais ça, c’est une autre histoire !). La psy de mon fils me disait que le diagnostic différentiel entre précocité et TDA/H n’était pas si évident que ça, et mon fils en a fait les frais, puisque comme je l’expliquais plus haut, la première neuropsy consultée lorsqu’il avait 7 ans n’a vu ni sa précocité, ni ses troubles attentionnels ! Bref, en tout cas, je n’ai trouvé en tout et pour tout, et pourtant j’ai bien cherché, qu’un article traduit en français, qui évoque à la fois précocité et TDA/H. Voici le lien complet à recopier dans ton navigateur, si tu veux trrouver cet article.
http://www.tdah.be/surtdah.html
Si j’ai d’autres idées, je te les enverrai !
Coucou Sardine, à bientôt !
19 août 2009 à 19:33
Bonjour!
J’ai 30 ans et je suis atteinte de TDAH aussi.
J’aurais aimé avoir une mère comme toi! Qui cherche ce qu’il n’y avait pas de correct chez moi. Au lieu de me faire crier après (par mon père et ma soeur) et de me faire tout le temps rejeté par mes voisins. J’ai vécu l’enfer jeune, adolescente et dans mon début de vie adulte. J’ai tellement eu de commentaires désagréables dans ma vie… par ceux qui me cotoyaient, par mes chums, par mes parents.. etc. Je dois compter les compliments sur mes doigts. Dans ce temps-là, on s’isole et on évite le monde. Et quand le monde se rent compte que tu n’as pas d’amis, alors ils te rabaissent avec ça. Mais comment veux-tu que je me fasse des amis s’ils te rejettent dès qu’ils se rendent compte qu’il y a quelque chose qui cloche chez toi ? J’étais écoeuré de me faire blesser tout le temps.
Aujourd’hui j’ai 30 ans, mais j’ai su pour mon trouble à l’âge de 28 1/2 ans. Je dois encore me reconstruire. Je n’ai pas d’enfants et je ne sais pas si j’ai le envie d’en avoir. C’est certain que s’ils avaient le trouble, je le détecterait tout de suite et qu’ils n’auraient pas à vivre l’enfer que j’ai vécu… mais est-ce qu’ils m’aimeraient ?
Bonne journée!