Le 18 juillet 2004…
18 juillet 2007
Le jour où m’a vie a basculé.
Après des mois de doutes, et d’incertitudes, j’ai enfin eu une réponse clair : oui il y a quelqu’un d’autre…depuis 3 mois…
Coup de massue, tremblement de terre dans ma vie.
14 ans de ma vie qui s’écroule en quelques secondes, tout ce à quoi je croyais, tout ce que j’avais construit.
Une douleur immense, les larmes qui coulent toutes seules et la certitude que ce mal et ces larmes ne s’arrêteront jamais.
Etre prête à tout pour que ça s’arrête, à pardonner, à accepter, pour essayer d’oublier, faire comme si ça n’était jamais arrivé; croire qu’il y a encore quelque chose à sauver alors que tout est déjà mort.
Ma vie qui s’arrête, parce que je ne peux pas en envisager une autre…
Je passe quatre jours dans le noir, à pleurer; et puis j’essaie de refaire surface, les somnifères m’aident à dormir, et les anti-dépresseurs à me lever. Je suis dans le brouillard, je ne sais plus ce que je dois faire, ni ce que j’ai envie de faire.
Suis-je capable de pardonner ce qui pour moi est impardonnable?
Ai-je le courage de ces femmes qui restent, ou le courage de ces femmes qui partent?
Mais je ne peux pas rester, pas après ça; je ne peux pas parce que je le déteste, parce qu’il m’a trahi et que je ne le lui pardonnerai jamais.
Alors parce qu’on ne peut pas reconstruire une relation là dessus, je pars.
Je n’emmène rien, parce que je ne veux rien garder de cette vie d’avant, parce que je veux tout recommencer à zéro.
Je pars avec tout ce qu’il me reste de cette vie : mes enfants.
Je lui laisse tout : je ne veux pas de cette télé qu’il a regardé, ni de ce lave-linge qui a lavé ses fringues, ni de ce dvd qu’on a regardé ensemble.
Je ne veux rien, juste tourner cette page et en commencer une autre.
Plus aucune fringue ne me va, parce que j’ai perdu 12 kilos en même pas deux mois, et que de toute façon je ne les aime plus ces fringues, parce que la sardine qui les portait n’existe plus.
C’était il y a 3 ans, et ce que j’ai ressenti ce jour là est toujours en moi.
Aujourd’hui, je vais bien, j’ai définitivement tourné cette page, et recommencé une autre, je suis heureuse.
Mais, je sais que jamais je n’oublierai ce jour…

18 juillet 2007 à 8:09
ce moment sera toujours gravé en toi mais il a fait de toi une sardine nouvelle et qu’on aime !!!!
Gros bisous Taylor
18 juillet 2007 à 8:15
ça s’appelle une faille. Un truc en toi qui ne disparaîtra jamais, quand tu y penses, ça te fait toujours mal.
N’empêche que c’est là-dessus que tu te reconstruis, n’empêche que ça te rend plus forte.
Et surtout ça te renseigne sur ce que tu ne veux plus et donc ça oriente ta façon d’être, de vivre, de regarder l’autre, d’y prêter plus d’attention.
Et la vie est devant toi.
Très bonne journée à toi.
18 juillet 2007 à 8:16
Ca n’a pas dû être facile tous les jours de partir sans rien (sauf le plus important bien sûr, tes enfants), et de tout reconstruire. Mais quand on lit ton blog aujourd’hui, on a surtout l’image d’une femme qui a l’air épanouie, heureuse, dans sa nouvelle vie. Je te souhaite de le rester longtemps encore!
18 juillet 2007 à 9:02
Je lis ton post et je frissone quel courage de partir avec tes petits bouts ,
j’ai 2 enfants moi aussi et partir sans te retourner n’a pas du être facile …
Bravo à toi pour cette renaissance qui m’a l’air trés reussie
18 juillet 2007 à 9:11
C’est que qui forge ton caractère, cequi écrit ton histoire, ça reste comme une cicatrice… Tu ne la vois plus avec le temps et poutant, parfois, elle te fait mal…
çMais ce qui prouve que tu es quelqu’un de vraiment bien, c’estque tu as su tourner la page… Bravo !! Sois heureuse !!
18 juillet 2007 à 9:22
Il y a des blessures qui resteront en nous toute notre vie, mais nous avençons avec ces blessures. C’est ainsi on ne peut rien y faire la seule chose c’est de vivre avec.
Demain est un autre jour…
18 juillet 2007 à 9:23
Tu as ete tres courageuse en fait et tu as bien remonte la pente. Tu peux etre tres fiere de toi parce que tu as choisi la voie la plus difficile (partir) et tu t’en es sortie comme une chef !
18 juillet 2007 à 9:26
Rien à rajouter… J’imagine que cette trahison et épreuve t’ont rendu plus forte, probablement plus volontaire aussi ? En tout cas nous on aime la new Sardine heureuse ;o)
18 juillet 2007 à 9:44
C’est très émouvant… Je suis heureuse que tu sois passée à autres choses, même si les blessures restent
18 juillet 2007 à 10:01
Quel courage!!!C’est très émouvant,et cette faille fait ta force!Bravo Sardine!
18 juillet 2007 à 10:34
Ce jour a du etre vraiment horrible…
Je suis heureuse que tu es réussie à te reconstruire malgré ça.
18 juillet 2007 à 11:43
tu sais, je trouve que tu as été d’un courage assez bluffant: te barrer avec tes enfants en lui laissant tout… et rien que pour ça, tu forces le respect, mon respect; parce que, moi, tu vois, je crois que j’aurais été faible, que je serais restée et que, toute ma vie, j’aurais flippé à la première minute de retard ou quand le téléphone sonne, qu’il répond et que tu sais pas qui c’est…
et que j’aurais fini avec une estime de moi proche du zéro…
Plus profondes sont les cicatrices, plus grande est la reconstruction.
je te souhaite plein de courage, Sardine.
18 juillet 2007 à 12:41
je suis d’accord avec natural bb, nous on aime beaucoup la femme que tu es, le blog est peut-être aussi une forme de thérapie ? un instrument de reconstruction, ne l’arrête pas !
18 juillet 2007 à 12:44
Tu as fais preuve d ebeaucoup de courage!! tu es devenue encore plus forte!! certes tu ne pourras jamais oublié cette date, mais franchement respect!
bises
18 juillet 2007 à 15:08
c’est super triste ton histoire… mais quel courage!!! il n’y a rien de plus difficile qu’une rupture surtout quand on est quitté pour quelqu’un d’autre… on a alors l’impression qu’on n’aimera plus jamais et c’est vrai qu’après on ne peut plus aimer de la même manière. on reste marqué dans notre chair et seul le temps et peut être une nouvelle histoire peut et pourra nous aider à oublier chimères et désillusions…
18 juillet 2007 à 15:42
C’est difficile la fin d’une histoire surtout quand on a ete trahie, moi j’ai ete de l’autre cote et j’ai souffert aussi. Je pense qu’on a tous une capacite au bonheur qu’on ignore et quand plus quand on a des enfants on n’a pas le droit de se laisser aller meme quand c’est dur. Alors bravo pour ton courage et vive ta nouvelle vie!
18 juillet 2007 à 15:50
bravo sardine , j’aime mieux la nouvelle sardine que celle d’avant elle est épanouie, gaie, bien dans ses luciano padovan et beaucoup plus radieuse.Il y a des mecs qui t’éteignent.tu es superbe maintenant bisous
18 juillet 2007 à 16:29
Voila, et tout ça grâce à qui ???
18 juillet 2007 à 16:45
Quel courage tu as eu …
Bravo !
18 juillet 2007 à 17:11
c’est très émouvant de te lire…
18 juillet 2007 à 17:11
tout a déjà été dit mais je me manifeste tout de même pour te féliciter de cette décision que tu as prise à cette époque, ce n’est jamais facile de la prendre sur le moment mais avec le recul on voit très bien que c’était la meilleure chose à faire…
19 juillet 2007 à 7:00
A vous tous, et toutes : vos commentaires m’ont énormément touchée, j’en ai eu les larmes aux yeux, alors merci, merci infimiment de vos encouragements et félicitations. Et merci de venir lire mes petites histoires, Palpitt a peut être raison, peut être que ce blog est une forme de thérapie?
grace à vous j’ai le sourire jusqu’aux oreilles! Bonne journée à tous!
19 juillet 2007 à 18:20
oh la la c’est très touchant ta note. Ca me laisse sans voix … j’espère que ça va en tout cas.
bisous
23 juillet 2007 à 11:06
Très beau texte…
triste, mais fort.
Les portes qu’on ferme derrière soi laissent forcément leur marque, qu’on les claque ou qu’on les pousse doucement…
25 juillet 2007 à 7:55
Unique commentaire masculin sur 25 ! t’ inquiète pas ! ou rennn est la l’ araignée passera pas !!!!!!
21 novembre 2007 à 17:02
J’ai parcouru ton blog (2ème com que je laisse aujourd’hui attention!) et ce billet m’a rappelé le 1er amour de ma vie. Certes il n’y avait pas d’enfant et c’était moins long mais je ne suis pas sûre que la peine que l’on ressent soit fonction du nombre d’années (bon c’est sûr entre 6mois et 14ans ya quand même une différence je te l’accorde).
Je me retrouve dans tes propos et j’ai fait comme toi je suis partie (enfin je l’ai viré parce que l’appart c’est moi qui l’ai choisi et décoré donc il dégage ;)). le temps a passé mais j’ai l’impression que je ne serais plus jamais la même. Nos échecs nous construisent et j’ai l’impression au vu de tes post postérieurs (!!) que tu t’est bien relevée et c’est ce qui compte. Et tu as tes petites merveilles et moi un chat